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Décodage Biologique
Le dépistage dont les campagnes de publicité augmentent dans le corps médical, ce qui amène le public à y recourir de plus en plus fréquemment. Cette pratique est logique quand on considère que la majorité des tumeurs restent longtemps sans manifestations cliniques et qu'une tumeur jugée cancéreuse - et dès lors ne pouvant s'arrêter d'elle-même - doit être extirpée du corps pour avoir une chance de guérir.
Mais les lois biologiques nous font comprendre d'autres réalités : les "cancers" sont parfaitement réversibles dès que le conflit est résolu et se transforment alors souvent en tumeurs bien enkystées, inoffensives et inactives. De même, la présence d'anticorps témoigne bien du contact avec un micro-organisme mais ce contact, qu'il ait donné lieu à un travail infectieux ou qu'il n'ait été qu'un simple passage sans conséquence n'est le plus souvent qu'une mémoire de notre organisme qui identifie tous les visiteurs. D'autre part, parmi les gens qui ont déjà vécu quelques dizaines d'années, qui n'a pas vécu l'un ou l'autre conflit important de quelques semaines ou quelques mois et passé à l'époque plus ou moins inaperçu ?
Et qui ne possède donc pas quelque part dans son corps un polype, un kyste ou une tumeur quelconque qui a la même signification... qu'un cratère de bombe cinq mois ou dix ans après l'explosion qui eu lieu pendant une guerre? Pour ces patients qui ont souffert à une époque de leur vie mais qui ont retrouvé leur rythme de croisière, le dépistage (de plus en plus performant dans la détection des "anomalies") les plonge brutalement dans un cauchemar d'anxiété et souvent de mutilation et de traitement astreignant.
Concrètement, les tumeurs qui évoluent en phase conflictuelle active finiront par se manifester cliniquement et dans ce cas le geste essentiel est d'aider le patient à résoudre son conflit. Et la majorité des tumeurs se manifestent surtout en phase de solution par suite des phénomènes inflammatoires et/ou infectieux qui accompagnent cette réparation. Si l'on tient à se faire dépister, autant le faire lucidement en cherchant d'abord à savoir si l'anomalie éventuellement détectée est vraiment évolutive ou s'il s'agit seulement d'une simple séquelle résiduelle. Le meilleur dépistage est encore de faire un tour d'horizon de l'existence actuelle du patient et d'explorer son état psychique, nerveux et général.